C'est la question que tout le monde peut se poser suite au communiqué de presse du groupe Carrefour.

Dans son plan de transformation "Carrefour 2022", le groupe prévoit des investissements à hauteur de 2,8 milliards sur 5 ans dans le e-commerce avec pour ambition de devenir un acteur incontournable de l’e-commerce alimentaire, avec 5 Md€ de chiffre d’affaires et une part de marché du e-commerce alimentaire supérieure à 20% en France d’ici 2022.

Le plan prévoit également 2400 départs volontaires en France et une réduction des coûts de 2 milliards d'euros.

Impact du e-commerce sur la grande distribution

C’est un fait, les consommateurs font de plus en plus leurs courses en ligne et les drives se généralisent. Ce mode de consommation, marginal il y a peu, se développe à un rythme soutenu.

Selon Kantar Worldpanel, le marché mondial du e-commerce croît de +30% pour atteindre 4.6% des ventes de produits de grande consommation. En France, la part de marché atteint les 5.6%.

  • La croissance annuelle du E-commerce est bien plus rapide que celle du marché des PGC-FLS. (Produits de Grande Consommation - Frais Libre Service)
  • Les ventes en ligne contribuent maintenant à 36% de la croissance mondiale de la grande consommation.
  • En 2025, le e-commerce représentera 10% des dépenses PGC-FLS.

Il est important pour les grandes surfaces de savoir anticiper les modes de consommation car dans le cas du e-commerce :

  • L’achat en ligne génère plus de fidélité : Une fois que les clients ont commencé à acheter en ligne, ils ont généralement plutôt tendance à continuer.
  • Les paniers en ligne sont généralement plus conséquents : en France par exemple, le panier moyen en ligne est de 61€, comparé à 28€ en magasin.
  • Les marques présentes sur la liste de courses online ont plus de chance que les autres d’y rester. Les données Kantar Worldpanel montrent que 55% des clients online utilisent la même liste d’une session de courses à l’autre.

On comprend maintenant pourquoi Carrefour souhaite investir autant dans le e-commerce.

Quel avenir pour les employés des grandes enseignes ?

Ce mode de consommation influence forcément les emplois car les clients online ne passent pas en caisse (plus de 175.000 caissières en France).
Pour cette raison entre autres, le plan prévoit 2400 « départs volontaires», et la sortie de 273 magasin ex-DIA.

Ces 273 magasins chercheront des repreneurs, en l'absence de repreneur ils seront fermés.

Notons au passage que le géant Amazon a inauguré il y a peu un magasin sans caissière (Amazon GO).